jazz-rock
Volume One
Soft Machine est l’un des premiers tenants de ce qu’on appellera la scène de Canterbury, emplacement géographique (évidemment !) et courant progressiste où l’on retrouvera Caravan notamment. La formation originale comprend Mike Ratledge (Claviers), Kevin Ayers (guitares) et Robert Wyatt (batterie, chant). En déstructurant totalement les formes du rock, Soft Machine est, avec Syd Barrett et Pink Floyd, le grand innovateur du moment.
Affinity
Un must de la pop anglaise du début des années 70.
AFFINITY n’a enregistré qu’un seul album studio sur lequel le groupe fait preuve d’une rare maîtrise : pas de morceaux de bravoure, pas de technique ennuyeuse ou d’approximations.
Si vous voulez entendre une version remastérisée de 71, vous devez acheter la version LP.
Le groupe avec le code barre « groovy » à l’anglaise. Un must sur les dance-floors de l’Ad Lib et du Speakeasy en 68 ou dans les ballrooms de banlieues… Couleurs d’hiver à la Driscoll/Trinity , soul music pour défilés Mary Quant, reprise Dylan sur impro jazzy pour faire chic… Les DJ maintenant trouve ça terrible, imaginez à l’èpoque la banalitée de la démarche et le peu de buzz enclanché.
Camembert électrique
Premier album de Gong, groupe précurseur et fleuron indéboulonable du rock hexagonal… Daevid Allen, le leader australien de la formation, avait précédement fait partie de la première mouture de Soft Machine. Cet album « made in Limousin » est une parfaite réussite. De supers musiciens qui ne se prennent pas au sérieux pour deux sous. Et… cocorico : le camembert s’exporte très bien et vieillit parfaitement !
Apocalypse
Si l’influence jazz confère parfois une certaine froideur aux productions, « Apocalypse » est tout au contraire chaleureux. McLaughlin fait une nouvelle expérience en enregistrant avec le London Symphonic Orchestra. A noter ici la participation brillante de son complice de bien souvent, le violoniste français Jean-Luc Ponty. La production est assurée par George Martin, qui n’a pas pris sa retraite avec la séparation des Beatles !
The Family That Plays Together
Avec ce second album, Spirit affirme une orientation nettement plus progressive. Des compositions planantes, d’autres qui flirtent avec le jazz… Un album très ouvertement psychédélique, avec connotation très expérimentale.
Getting to This
Le second album de Blodwyn Pig exploite et développe le filon de « Ahead Rings Out ». Le groupe s’éloigne un peu de jazz au profit du blues et du rock progressif (avec l’adjonction des claviers de Graham Waller). Mick Abrahams assume le gros des compositions, mais John Lancaster signe à lui seul la splendide suite « San Francisco Sketches ». Bien que cet album se classe, comme le premier, dans le top ten anglais, Blodwyn Pig va se séparer. Il réapparaîtra épisodiquement plus tard, et jusqu’à nos jours, fort d’une notoriété à peine écornée.
Live at Fillmore West
King Curtis est le dernier grand saxophoniste ténor du rhythm-n-blues historique… Parallèlement à sa carrière solo, il est un accompagnateur attitré d’Aretha Franklin. Ce live impressionnant, avec Billy Preston à l’orgue, propose, outre ses deux titres les plus célèbres (« Memphis Soul Stew » et « Soul Serenade »), une reprise pleine de subtilité de « A Whiter Shade of Pale » de Procol Harum et une étonnante version jazz du « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin !… King Curtis meurt tragiquement, poignardé devant son domicile new yorkais, une semaine après l’enregistrement de ce concert.
Pretzel Logic
Les multiples influences du « Dan » sont ici très évidentes, moins digérées peut-être que sur d’autres de leurs albums : jazz, soul, blues, country (avec des harmonies vocales proches de Crosby Stills & Nash). Hors des modes, Becker et Fagen poursuivent leur travail d’orfèvre avec une précision et une minutie maniaques… Gary Katz à la console est, à ce niveau, le complice idéal.
Stonedhenge
Alvin Lee avait la réputation de n’être qu’un guitariste virtuose, éblouissant par la seule rapidité de ses solos (cf. « I’m going home », par exemple). La discographie de Ten Years After affiche pourtant beaucoup de feeling. Profondément, et très généralement, empreint de blues, le groupe se révèle ici également très jazzy.
Starsailor
Ce nouvel LP de Tim Buckley est le plus expérimental de sa courte carrière. Très influencé par Miles Davis, John Coltrane et par le Free Jazz, Buckley torture sa voix, elle ne se détache plus, mais fusionne avec le reste, instrument parmi les autres instruments. On trouve ici la magnifique « Song To The Siren » qui sera, avec « Moulin Rouge », la seule véritable chanson du disque, les autres plages étant de longues improvisations aux climats inquiétants.
Hold Your Fire
C’est Mike Patto qui donne son nom au groupe. S’il est un fantastique chanteur (une voix cassée, entre Rod Stewart et Joe Cocker), l’atout maître de la formation est sans conteste son guitariste Ollie Halsall. Patto ne sortira que trois albums, produits par Muff Winwood (le frère se Steve) avant de jeter l’éponge faute de pouvoir s’imposer, mais reste comme une composante intéressante de la scène anglaise au début des années 70.
Blow By Blow
Etonnant disque de Jeff Beck, l’un des inventeurs, au sein des yardbirds, de la guitare rock… Etonnant, parce que produit par George Martin (le « 5ème Beatles »). Etonnant parce que Beck flirte ici avec le jazz façon John McLauglin. Les musiciens qui l’accompagnent sont vraiment très bons. L’album est entièrement instrumental… étonnant… et magnifique !

