expérimental
Volume One
Soft Machine est l’un des premiers tenants de ce qu’on appellera la scène de Canterbury, emplacement géographique (évidemment !) et courant progressiste où l’on retrouvera Caravan notamment. La formation originale comprend Mike Ratledge (Claviers), Kevin Ayers (guitares) et Robert Wyatt (batterie, chant). En déstructurant totalement les formes du rock, Soft Machine est, avec Syd Barrett et Pink Floyd, le grand innovateur du moment.
Meet The Residents
Curiosité et folie avant-gardiste, les Residents vont dérouler une impressionnante discographie (où tout n’est pas très audible !) sur quatre décénies. On les rapproche le plus souvent de Captain Beefheart et Frank Zappa, mais ils sont aussi héritiers de la musique expérimentale de John Cage. Originalité parmi d’autes : les membres du groupes cachent leur identité sous de grands chapeaux et derrière des déguisements loufoques.
The United States of America
Album légendaire du psychédélisme, cette unique production de United States of America fait partie des plus révolutionnaires de la seconde moitié des années 60. Joe Byrd, interpelé par la musique expérimentale d’avant-garde, fonde le groupe en 1967 à l’Université de Californie (UCLA) où il est professeur assistant en musicologie. Il quitte rapidement ce poste pour se consacrer à plein temps à la création… Après la séparation de U.S.A., il formera Joe Byrd and the Field Hippies, dans la même lignée mais avec un retentissement moindre.
Another green world
La carrière solo de Brian Eno, l’ex monsieur synthé de Roxy Music, est des plus intéressantes ! Inventeur du style « ambient » qu’il n’aura de cesse de faire évoluer (cf. « Music for airports »), il enregistre également des albums chantés d’une très grande originalité, tel cet « Another green world » d’une qualité tout à fait exceptionnelle. A noter ici la complicité de son ami Robert Fripp (King Crimson) à la guitare.
We’re Only in It for the Money
Frank Zappa poursuit avec les Mothers son oeuvre satirique, cultivant l’art du sketch ou parodiant la comédie musicale. « We’re Only in It for the Money » est l’aboutissement et le grand sommet de cette démarche initiale. Il est ici le premier (avec Pete Towshend ?) à utiliser le mot « punk ». Les bruitages et séquences parlées sont encore nombreux, mais les orchestrations laissent augurer des futurs développements instrumentaux (Hot Rats, The Grand Wazzo…).
New Age of Earth
L’Allemagne est, au début des années 70, le véritable berceau de la musique électronique. Aux côtés de Tangerine Dream, Ash Ra Tempel fait partie des premiers groupes à donner à la musique psychédélique de la fin des années 60 des allures de rock cosmique. Le groupe a accueilli brièvement Klaus Schulze, mais il est surtout conduit par son guitariste leader Manuel Göttsching.
Monster Movie
Can va devenir, avec Amon Düül II, l’un des plus impressionnants représentants du rock allemand des années 70. Influencé par le Velvet Underground, « Monster Movie » est une sorte de « White Light/White Heat » qui se voudrait – paradoxe – à la fois plus accessible et plus expérimental. Un son garage et des ambiances qui rappellent les Doors complètent le tableau. Ultime originalité, le groupe de Cologne accueille à ses débuts un chanteur noir américain (Malcom Mooney) !
Heroes
Peut-être plus austère et dépouillé, plus efficace rythmiquement, que le précédent album, « Heroes » conserve la même structure mi-chantée, mi-instrumentale. La touche de Brian Eno devient plus présente. Un autre ténor du rock progressif vient apporter son concours, Robert Fripp, le guitariste et leader de l’immense King Crimson.
Trout Mask Replica
L’album le plus fou de l’histoire du rock !… voila comment on pourrait résumer ce délire d’une heure, composé et enregistré en huit heures. Beefheart déclame ses textes surréalistes, joue du saxo, et toute la troupe suit derrière. Produit par Zappa, le ton de l’album est très inspiré par le Free Jazz. Dès sa sortie il est acclamé par la critique. « Beefheart chante comme un loup-garou solitaire hurlant et grognant dans la nuit » dira le critique Lester Bangs !
20 Jazz Funk Greats
20 Jazz Funk Greats est un album de jazz enregistré par le groupe The Throbbing Gristle. Il est sorti en 1979.
L’album est un album noise expérimental qui se compose de 20 pistes, qui durent toutes moins d’une minute. Il a reçu des critiques mitigées de la part des critiques lors de sa sortie, qui l’ont trouvé choquant et inécoutable.
Les chansons de cet album ont été composées avec des équipements électroniques primitifs tels que des synthétiseurs et des magnétophones. Les chansons elles-mêmes sont très courtes, la plupart durent un peu moins d’une minute et beaucoup durent 15 secondes ou moins.
Dérangeant et expérimental, Genesis P-Orridge trace un chemin hors de tout circuit commercial en 1975 avec Throbbing Gristle.
En fait, Throbbing Gristle est l’un des pionniers du rock industriel.
Comme à la radio
N’en déplaise aux animateurs ridicules qui la brocardent aujourd’hui lourdement sur les plateaux de télévision, Brigitte Fontaine est une grande dame. « Comme à la radio » est un album d’une audace incroyable… qui précède de plus de 10 années les productions expérimentales des Laurie Anderson (Madame Lou Reed !) ou Lydia Lunch… Respect !
(Who’s Afraid Of?) The Art of Noise!
The Art of Noise! est une curiosité avant-gardiste du milieu des années 80 initiée par Anne Dudley, Paul Morley et l’ingénieur du son Gary Langan.
The Art of Noise est une compilation du groupe post-disco américain Talking Heads. L’album est le premier projet du leader du groupe David Byrne qui n’était pas une sortie solo.
L’album contient des extraits sonores, des enregistrements de créations orales et des sons trouvés mélangés à des instruments de musique tels que des synthétiseurs et des tambours.
Pour une cacophonie bruyante l’utilisation de boîtes à rythmes et de synthétiseurs, ainsi que d’autres instruments tels que « Close (To the Edit) », « Beat Box (Diversion One) » et « Moments in Love » !

