proto-punk
Silver Apples
Le phénomène allait se répandre rapidement au début des 60’s, l’impact de L’Ircam et de Pierre Schaeffer, considéré comme un maître à penser par une partie de la faune pop en mal d’exploration. Les gens utilisaient déjà outrageusement le theremin. Les prémisses de la musique industrielle evidemment… La musique pratiquée d’une façon « aléatoire » dans les préceptes de John Cage. La rupture selon l’évolution technologique. Chroniqué par Fred Weber
Long Player
En 1969, Changement de personnel au seins des Small Faces : Steve Marriott part fonder Humble Pie. Ron Wood et Rod Stewart rejoingnent le groupe qui prend le nom de Faces. En quelques albums, le groupe va écrire une très belle page du rock anglais…
New York Dolls
Entre Glam rock et hard, les New York Dolls font partie des figures marquantes de l’époque des « décadants » (avec Bowie première façon, Alice Cooper ou T.Rex). Ce premier album est résolument un grand disque !
Siren
Après Amanda Lear pour « For Your Pleasure », c’est au tour de Jerry Hall (la future Mme Jagger) d’orner la jaquette, posant en sirène ! Sur le plan musical, Bryan Ferry partage ici plus que jamais l’écriture des titres, avec Phil Manzanera (guitare) et Andy MacKay (sax) notamment… Roxy Music connaît un début de succès aux Etats Unis, où le groupe ne s’imposera jamais pourtant vraiment.
Prophets, Seers & Sages the Angels of the Ages
Sans vouloir jouer sur les mots, Tyrannosaurus Rex c’est évidemment la préhistoire de T. Rex. Il s’agit d’un duo acoustique formé en 1967 par Marc Bolan et le percussioniste multi-instrumentiste Steve Peregrin Took. Bolan est la cheville ouvrière du groupe. Il créé un univers expérimental et psychédélique assez largement inspiré par la féérie des livres de Tolkien. Cet album est produit et réalisé avec la complicité de Toni Visconti qui fait ici ses premières armes.
A Nod’s As Good As A Wink
Le meilleur album des Faces ! Chef-d’œuvre d’un groupe au sommet de son art. Rod Stewart est au mieux de sa forme et n’a probablement jamais été aussi bien entouré. Les Faces rivalisent ici largement avec les Stones et marquent fortement de leur empreinte toute une époque.
Kings of Oblivion
Un étonnant cocktail, entre pré-punk (Les Fairies sont le « groupe préféré » de Johnny Rotten !) et des instrumentaux très « pink floydiens »… Malgré ce très bon disque, le groupe va se séparer (il se reformera en 87, sans Paul Rudolph). Larry Willis deviendra le premier chanteur de Motörhead.
Horses
Avec ce premier album, Patti Smith écrit directement un morceau de la légende. Un succès foudroyant à l’époque, et le personnage devient d’emblée l’une des figures emblématiques du rock. L’album, produit par John Cale (Velvet), s’ouvre avec une reprise du mythique « Gloria » (Them), et le bonus du CD inclus le live enflammé « My Generation » (Who) qui donne une idée de ses prestations scéniques d’alors.
White Light White Heat
Un album totalement sombre (cf. la pochette !) et décalé en son temps. Le velvet fait dans le punk rock bien avant l’heure. Des guitares au son volontairement pourri, une rythmique obsédante et lourde… « Sister Ray » (plus de 17 mn !) s’achève dans une débauche sonore absolue… Détail pas du tout anodin : « Here she comes now » sera plus tard repris en concert par un certain Kurt Cobain !
Leur premier album, White Light White Heat, nous rappelle que le Velvet Underground n’est PAS une bande de clowns. Mais si le premier album nous berce encore de douces mélodies, le deuxième album nous éclate par son radicalisme sans compromis.
Teenage Head
Il serait un peu réducteur de dire que les « Groovies » sont le clône états-unien des Stones, mais cet album est pourtant souvent comparé à Sticky Fingers, sorti la même année. Ceci est plutôt flatteur. Et il est vrai que Flamin’ Groovies est un élément considérable du paysage musical de la fin des sixties et début des années 70.
Berlin
Chef-d’oeuvre de Lou Reed. Un « film pour les oreilles » selon lui, où il retranscrit l’ambiance de la ville allemande. L’ex-Velvet est ici accompagné notamment par Jack Bruce à la basse et Stevie Winwood aux claviers. L’album est produit par Bob Erzin (producteur à l’époque des albums d’Alice Cooper, auquel il emprunte les deux guitaristes).
Station to Station
Abandonnant le glam de ses débuts, Bowie va s’essayer à divers styles. Après un album très soul (Young Americans) dont il garde ici quelques structures et qui contient l’un des premiers tubes disco aux USA (« Fame »), il revient en crooner de luxe chantant sur une rythmique robotique, anticipant assez largement le post-punk et la new wave.

