proto-punk
Radio City
Mal distribué, Big Star connaît aussi des tiraillements internes : Chris Bell ne se plaît qu’en studio, Chilton voudrait faire de la scène… ces entraves compromettent la réussite du groupe à l’époque (Bell claque d’ailleurs la porte avant la sortie de cet album). « Radio City » n’en est pas moins cité aujourd’hui dans toutes les bonnes anthologies comme la quintescence de la pop américaine des années 70.
Radio Ethiopia
Très attendu après le succès de « Horses », le deuxième album de Patti Smith se révèle beaucoup plus rock, moins poli, mais d’une qualité tout aussi exceptionnelle… avec, dans son foisonnement sonore brouillon, une remarquable unité de ton.
Freak Out!
Démarrage sur les chapeaux de roues pour l’immense carrière de Frank Zappa avec ce double album, florilège de chansons délirantes et de rock avant-gardiste et expérimental… L’humour et le sens de la dérision font ici définitivement la peau, bien avant les punks, à l’image platinée de la pop-star suffisante !
The Velvet Underground
Après le bruyant « White light », le Velvet, désormais présidé par le seul Lou Reed (qui a « poliment » viré John Cale), revient à la mélodie épurée, au charme hypnotique d’arrangements très souvent minimalistes. L’univers si particulier du groupe est là, à la fois délicat et obsédant.
The Rise and Fall of Ziggy Stardust
Sacré « meilleur disque de la année » , Ziggy Stardust raconte l’histoire d’une rock star débarquée d’un autre monde. Bowie s’inspire de Vince Taylor (le plus « scandaleux » des pionniers du rock-n-roll !) et de « 2001 Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. Toujours accompagné de son fidèle guitariste Mike Ronson, Bowie réalise un sommet du glam… un album parfait !
Fear
Où l’on se rend compte que le Velvet Underground ce n’était pas Lou Reed seulement !… Brian Eno, Phil Manzanera (guitare) et Andy MacKay (sax) de Roxy Music viennent apporter un précieux concours. Les mélodies et les rythmes hypnotiques donnent à ce disque une tonalité très avant-gardiste…. du grand art en tous cas !
Heroes
Peut-être plus austère et dépouillé, plus efficace rythmiquement, que le précédent album, « Heroes » conserve la même structure mi-chantée, mi-instrumentale. La touche de Brian Eno devient plus présente. Un autre ténor du rock progressif vient apporter son concours, Robert Fripp, le guitariste et leader de l’immense King Crimson.
The Seeds
Avec un succès trop relatif, les Seeds, garage band californien, appartiennent à ces groupes incapables de rivaliser avec les grosses machines de leur époque mais dont les albums sont devenus des collectors de légende. Une carrière éphémère, en dents de scie, mais une influence évidente sur le punk rock ultérieur.
The Man Who Sold the World
L’idée communément admise est que David Bowie est une sorte de caméléon musical… caméléon de génie qui va, avec une rare intelligence, se glisser dans l’air du temps, accompagner les modes, pour finalement devenir un personnage central de la décénie. Après avoir été mod, puis songwriter hippie, il se ré-invente au début des années 70 en rock star androgyne et décadente.
All the Young Dudes
Alors que Mott The Hoople est au bord de la séparation, Bowie lui offre le hit « All the Young Dudes » et produit le très glam album du même nom (sans doute le meilleur album du groupe, avec « Mott »). Le disque est adopté par la communauté gay pour laquelle il deviendra un grand classique.
Too Much Too Soon
« Trop, trop tôt », c’est peut-être ce qui explique le manque de succès de ce très bon album !… Les « Dolls », trop provocants pour l’époque, ont des problèmes pour trouver des maisons de disques. De guerre lasse, le groupe se sépare, mettant fin à sa brillante carrière « météorique ».
Jonathan Richman And The Modern Lovers
Le groupe (Modern Lovers) n’existe plus et Jonathan Richman reprend à son nom les séances enregistrées précédemment. Ainsi cet album, produit par John Cale, date en réalité de 1974 ! Incroyablement en avance sur son époque, Richman va devenir une figure culte.

