songwriter
Desire
Un album à la tonalité très particulière avec son violon folk omniprésent. Dylan renoue avec son engagement social : « Hurricane », le tube du disque, a pour thème l’histoire d’un boxeur noir emprisonné à tord. L’ensemble est très homogène et réussi.
David Ackles
David Ackles va tracer pendant quelques années une route discrète sans jamais rencontrer la réussite commerciale. Comparé parfois à Scott Walker, il est un artiste hors norme, à mi-chemin de Randy Newman ou Tim Buckley et de Jacques Brel. C’est un authentique songwriter et sa voix solide et grave est exemplaire. Ses albums (notamment « American Gothic ») deviendront cultes pour beaucoup, mais bien après qu’il ait mis fin à sa carrière au milieu des années 70.
Everybody Knows This Is Nowhere
Neil Young, avec Crazy Horse, le groupe qui va devenir son fidèle complice, trouve la formule électrique qui va caractériser nombre de ses albums. Le magistral « Cinnamon Girl » qui ouvre le disque suffirait à lui seul à en faire un indispensable, mais il n’y a même pas besoin de cela : tout le reste est très bon !
American Pie
Avec sa chanson-titre, inspiré par le « rêve américain » et les débuts du rock-n-roll, hit énorme (malgré ses 8’30 mn) qui propulse aussi l’album au top des classements, Don McClean fait une entrée fracassante. Effrayé par ce succès fulgurant, il refusera de chanter « American Pie » en concert pendant 20 ans ! Le titre occultera effectivement en grande partie une carrière entre folk et pop pourtant très intéressante.
Sing a Song for You
Anne Briggs, avec son étrange parcours, est une légende du folk rock britanique. La chanteuse se caractérise par le fait qu’elle ne supporte pas sa voix ! Elle est pourtant le grand modèle de Sandy Denny ou Linda Thompson, des Fairport Convention et autre Pentangle… Mais rien n’y fait, quand tous ces artistes arrivent au pic de leur popularité au début des années 70, Anne Briggs met un terme définitif à sa brève carrière.
Hejira
A la façon de Paul Simon, Peter Gabriel ou Sting plus tard, Joni Mitchell enrichit son univers musical de colorations multiculturelles (« The Jungle Line » de son précédent album). Elle passe aussi du folk au jazz avec étonnante facilité. A noter ici les remarquables lignes de basse fretless de Jaco Pastorius (Weather Report).
Any Day Now
Avec une superbe orchestration country folk rock, Joan Baez dédie cet album entièrement au répertoire de Bob Dylan. Son titre (Maintenant toujours) est équivoque, comme l’a forcément été la relation entre les deux artistes : lui, génie insaisissable et tourmenté… elle, limpide, unie et tansparente… Y a-t-il un sens caché dans le dessin de la jaquette, ces deux chanteurs en reflet ? Ce double album ne suffira de toute façon pas à tout expliquer ! Mais l’estime réciproque durera toujours.
Wanted Dead or Alive
A la fin des années 60, Warren Zevon jouit déjà d’une belle réputation en Californie, mais dans les milieux professionnels seulement. Kim Fowley, enthousiaste, se propose d’en faire une super star. Mais les relations se tendent entre les deux musiciens lorsqu’il devient évident, au fil des sessions, que Warren ne sera jamais une idole des teenagers… Reste un album country rock de bonne facture, qui ne sera suivi de rien avant de longues années !
Gather Me
Après une première production où elle se cherchait manifestement, Melanie rencontre le producteur Peter Schekeryk et commence à égrenner des albums contenant à chaque fois quelques très bons titres. Sa voix folk chaleureuse et très reconnaissable emporte assez vite une belle adhésion populaire… Issue du mouvement hippie, elle ne va guère s’en éloigner mais au contraire devenir au fil des décénies une immuable (et plaisante) icône du Flower Power.
Aquashow
Parfois comparé au Dylan de « Bonde On Blonde », Elliott Murphy s’apparente aussi à la verve lyrique d’un Lou Reed (dont il est un ami de longue date). « Aquashow » est le premier album remarquable d’une longue carrière qui le verra cotoyer Patti Smith, Phil Collins, Tom Waits ou Bruce Springsteen… Un grand songwriter sensible et attachant.
Howlin’ Wind
Héritier des Stones, de Dylan et Van Morrison, Graham Parker est un proche parent artistique de ses concitoyens Joe Jackson et Elvis Costello (également produit par Nick Lowe). Il partage avec eux une certaine colère juvénile, des textes acerbes et l’attachement aux structures musicales traditionnelles d’un rock basique. Un premier album très bon et très abouti.
Music From Big Pink
Après avoir accompagné Bob Dylan dans une tournée mondiale en 1965-1966, le Band se retire dans une maison peinte en rose (« Big Pink ») en pleine campagne, et compose les morceaux qui formeront l’un des Album les plus attendus des année 60 : « Music from Big Pink » ! L’album se démarque de la production rock de l’epoque : pas un solo de guitare, des harmonies vocales totalement libres et débridées… le succès commercial n’est pas au rendez-vous…

