rock-n-roll
Directement issu du blues, qu’il électrifie et dont il durçit et accélère le rythme, le rock’n’roll est le première véritable incarnation du rock.
Il véhicule aussi un premier ferment de révolte de la nouvelle génération.
Pris de façon générale, le terme désigne souvent le rock tout simplement !
Elvis
Le succès est foudroyant, du jamais vu jusque-là… et, quelques mois après la sortie du premier album, le petit nom de l’artiste suffit à désigner le second ! On l’appelle aussi déjà le King ! Musicalement (socialement ?), Elvis réconcilie les musiques noires et blanches, le blues et le country. Ses deux premiers albums sont exemplaires, tandis que sur scène il s’affiche comme un incroyable showman.
The Fabulous Style Of The Everly Brothers
Les Everly Brothers collectionnent les succès. Au titre des très nombreux hits, cet album contient notamment : « Bird Dog », « All I Have To Do Is Dream », « ‘Til I Kissed You », ainsi qu’une version anglaise du fameux « Je t’appartiens » de… Gilbert Becaud ! (« Let It Be Me »)
Today!
En 1965, avec « Today! » et « Summer Days », les Garçons de la plage s’éloignent un peu de l’insouciance et de la frivolité des débuts. La personnalité tourmentée de son mentor Brian Wilson y est pour beaucoup. Le groupe s’oriente aussi, musicalement, vers des compositions plus ambitieuses.
Little Games
Lorsque Jimmy Page rejoint les Yardbirds, le groupe est nettement sur le déclin. Page qui avait, tout d’abord, été engagé comme bassiste prend finalement la guitare. C’est une période troublée. Le jeu brillant du futur fondateur de Led Zepplin n’y changera rien. Le groupe va bientôt se dissoudre.
Stories We Could Tell
La séparation des légendaires Everly Brothers va se produire à la fin de l’année 73. « Stories We Could Tell », dans un style country rock, est leur dernier album majeur, enregistré avec la complicité de quelques « grosses pointures » comme Ry Cooder, Jim Keltner ou John Sebastian (Lovin’ Spoonful).
In Another Land
Larry Norman est, dès la fin des années 60, le père du « Jesus Rock » ! Controversé dans les milieux ecclésiastiques, il gagne un réelle crédibilité à l’extérieur et jouit au final d’une reconnaissance mondiale. Hyperdoué musicalement, le personnage, original et attachant, a le sens de la formule : « The Rock that does’nt Roll », « Jesus is the Rock and he rolled my Blues away », « Why Should the Devil Have All the Good Music? » !… « Six-Sixty-Six » sera repris en 1998 par Frank Black (album « Frank Black & the Catholics »).
Blue Jean Bop
Gene Vincent est l’une des premières figures mythiques du rock. Ce grand modèle des Beatles a aussi un rien de punk dans l’attitude et dans ses interprétations déchirées. Ses premiers albums conservent ainsi une stupéfiante actualité. Son unique et véritable grand tube est évidemment « Be-Bop-A-Lula ». Paru en single à cette époque, il sera ajouté seulement plus tard aux éditions bonus de ce fantastique « Blue Jean Bop! ».
Rockin’ with Wanda!
On a dit du rock-n-roll qu’il était « une musique de mec faite pour les filles ». Wanda Jackson est sans doute la premère exception à cette « règle » et, lorsqu’elle commence à enregistrer chez Capitol, on la perçoit dans la maison comme un « Gene Vincent au féminin ». La chanteuse vient du country (et y retournera) mais rapidement tous ses 45 trs comportent une face rock-n-roll. « Rockin’ with Wanda! » rassemble ses meilleurs titres des années 50… et c’est potentiellement le meilleur album rock féminin de cette époque !
Summer Days (And Summer Nights)
Les Beach Boys sont influencés par le travail sophistiqué de Phil Spector et Brian Wilson se lance de plus en plus dans l’écriture de chansons complexes qui s’apparentent à de mini-symphonies. L’heure est à l’expérimentation… une démarche encore très novatrice en 1965.
Friends
Un disque bucolique, étonnement apaisé… Brian Wilson se soigne, le reste du groupe (notamment Carl Wilson) prend une part plus importante…. Le Beach Boys s’amuse à vanter les mérites du farniente, ces moments où l’on est très occupé à ne rien faire du tout (« Busy Doin’ Nothin' ») !
Live in Europe
Moins prestigieux peut-être que son « Irish Tour » (immortalisé par le film de Tony Palmer), ce « Live in Europe » reste comme un grand moment de blues électrique. Son attachement au valeurs traditionnelles du genre n’empêche pas Gallagher de retrouver parfois quelques accents irlandais ou country, ni de faire chauffer à l’occasion la mandoline ! (« Going to My Home Town »)
Howlin’ Wind
Héritier des Stones, de Dylan et Van Morrison, Graham Parker est un proche parent artistique de ses concitoyens Joe Jackson et Elvis Costello (également produit par Nick Lowe). Il partage avec eux une certaine colère juvénile, des textes acerbes et l’attachement aux structures musicales traditionnelles d’un rock basique. Un premier album très bon et très abouti.

