songwriter
Happy Sad
Disparu à vingt-huit ans, ce chanteur californien a laissé une des oeuvres les plus passionnantes de son temps. L’album « Happy Sad », paru au printemps 1969, marque un tournant dans la carrière de l’angelot Buckley. Accompagné par les mêmes musiciens qu’à ces debuts, il opte pour des arrangements dépouillés, parfois nus au point de ne révéler que la pulsation rythmique, comme sur le très étiré « Gypsy Woman ». Chef D’Oeuvre…
John B. Sebastian
En 1968, John Sebastian refuse la proposition de quelques amis proches pour la formation de ce qui allait devenir Crosby, Stills & Nash. Il rate sans doute alors une belle occasion de marquer un peu plus l’histoire, après le gros succès de Lovin’ Spoonful. Sa notoriété va pourtant rester intacte un certain temps. Et, auréolé de son passage réussi au festival de Woodstock, il négocie très bien ce premier album solo. Il glissera par la suite dans une plus grande confidentialité… même s’il demeure en activité jusqu’à nos jours.
Graham Nash, David Crosby
La collaboration entre ce que sont peut-être les plus extrêmes contraires du « Crosby Stills Nash & Young » (le tendre mélodiste et le progressiste parfois glacial) va se révéler des plus fructueuses dès ce premier album, qui est une parfaite réussite.
I Want to See the Bright Lights Tonight
Richard Thompson, ancien guitariste du Fairport Convention, et sa femme Linda, entament leur collaboration artistique avec cet album sombre en surface et puissamment éclairé de l’intérieur. Régulièrement sélectionné des deux cotés de l’Atlantique parmi les plus beaux disques de rock jamais enregistrés, « I want to See the Bright Light Tonight » fait rentrer dans la legende l’un des guitaristes les plus doués de tous les temps !
Tim Hardin 1
Tim Hardin est un extraordinaire auteur-compositeur, doublé d’un interprète de génie… Un timbre de voix original (son chant servira sans doute de modèle à un James Taylor par exemple), des ballades folk, bluesy… Il va être repris par de très nombreux artistes. John Sebastian, l’un de ses admirateurs, participe à l’enregistrement de cet album en jouant de l’harmonica.
Songs From A Room
Leonard Cohen devient assez rapidement l’un des chanteurs le plus populaires du moment. De ces « Songs From a Room », remarquablement produites par Bob Johnston (Simon & Garfunkel, Dylan, Johnny Cash), émane une étonnante beauté austère. Cette voix caverneuse dans l’écrin délicat d’une orchestration discrète et dépouillée est du plus bel effet… toute la force est dans les mots, le climat.
Stephen Stills
Stephen Stills est dans une période de réussite exceptionnelle, avec CSN&Y;, avec Manassas, en solo… et cet album est une pure merveille. David Crosby et Graham Nash sont du voyage (ainsi que Fuzzy Samuels et Dallas Taylor). Mais on trouve ici aussi John Sebastian, et deux des plus illustres guest stars que l’on puisse imaginer : Eric Clapton et Jimi Hendrix !… un album historique et légendaire, véritable pièce d’anthologie !
Ululu
« Ululu » demeure la grande réussite personnelle du guitariste amérindien Jesse Ed Davis. Chanteur déjanté, redoutable spécialiste du slide, il avait marqué de son empreinte les premiers albums de Taj Mahal. Il est ensuite musicien de studio, cotoie Leon Russell, joute avec Eric Clapton, Albert King et Willie Nelson, apporte un concours remarqué aux « Walls and Bridges » et « rock-n-roll » de Lennon. Malheureusement trop versatile, ce surdoué ne s’imposera pas et disparaîtra précossément sous l’emprise conjointe des stupéfiants et de l’alcool.
On the Beach
Malgré le succès planétaire de « Harvest », Neil Young s’enfonce dans une période difficile. Touché moralement, il se fait sombre et sa maison de disque refuse tout bonnement en 1973 le contenu de l’album « Tonight’s the Night ». L’artiste reçoit de mauvaises critiques de concerts, se sent incompris du public… Tout ceci explique le contenu « On the Beach », qui, entre « Walk On » et « Ambulance Blues », vire presque à la paranoïa. Un album difficile peut-être, mais véritablement grand, parce que véritablement humain.
Lightfoot!
Né au Canada, Gordon Lightfoot est un monument du folk contemporain. Ce remarquable compositeur, dont les titres vont être repris un nombre incalculable de fois par d’autres artistes, se double d’un interprête et d’un chanteur talentueux. Son premier album comprend quelques uns de ses classiques (« Early Morning Rain », « For Lovin’ Me »…)… Une orchestration dépouillée qui porte des mélodies simples et accrocheuses.
Five Leaves Left
Nick Drake est une figure originale et sombre du rock anglais. Après trois albums exceptionnels, totalement ignorés à l’époque, Drake se donnera la mort à 26 ans en 1974. Il devient par la suite un artiste culte et trouvera des héritiers directs dans les années 80 et 90 : Robert Smith (Cure), Tom Verlaine, Belle & Sebastian, Perry Blake, les Eels… Ce premier album à l’orchestration paisible et somptueuse est enregistré avec la complicité de ses amis de Fairport Convention.
Jesse Winchester
Jesse Winchester est un ami de Robbie Robertson du Band, dont il devient une sorte de protégé et qui va l’aider à sortir ce premier album. Winchester est alors expatrié au Canada, mais il est totalement empreint de ses racines sudistes et cet album éponyme est une pure merveille de country rock… Un fameux songwriter : « The Brand New Tennessee Waltz » sera repris par Joan Baez et quantité d’autres artistes.

