songwriter
Barbara Keith
Le curieux parcours de Barbara Keith commence dans les clubs folk de Greenwich Village. Elle forme l’éphémère Kangaroo en 1968, enregistre ensuite deux albums éponymes dont elle ne sera jamais vraiment satisfaite. Mariée avec le producteur Doug Tibbles, elle se brouille avec l’industrie musicale. Le couple ne réapparaîtra que 30 ans plus tard, pour une nouvelle carrière, sous le nom de The Stone Coyotes… Cet album de 1972 sera entre temps (et malgré elle) devenu un must !
Wind on the Water
L’amitié et la collaboration entre David Crosby et Graham Nash vont demeurer constantes dans le courant des années 70 et bien au delà… Ils signent en commun ce nouvel album de grande qualité. Carole King, Jackson Browne et James Taylor y apportent leur concours. Le fameux enchaînement « To The Last Whale: Critical Mass/Wind On The Water » est à lui seul une véritable pièce d’anthologie.
Sounds of Silence
Paul Simon dira plus tard de cet album qu’il était surtout le reflet de son adolescence attardée. L’ensemble, réalisé sous la pression, manque certainement d’homogénéïté. Il reprend essentiellement du matériel de l’album solo de Paul Simon. Reste quand même (et déjà) quelques perles : « Katy’s song », « April come she will », « I am a rock »… et bien sûr la chanson titre, dans une nouvelle version électrique, tube absolu, indémodable, éternel !
Nashville Skyline
L’album de Dylan dont le morceau-titre est un instrumental !… étonnant ou bien, au contraire, significatif : Robert Zimmerman a simplement décidé de se reconstruire en faisant de la « musique ». Ce qui était amorcé avec « John Wesley Harding », ce qui était évident dans la retraite de Dylan avec le Band (« The Basement Tapes »), se concrétise avec la réalisation de cet album country, ouvert par le fameux duo avec Johnny Cash.
After the Gold Rush
Les guitares acoustiques sonnent comme si Neil jouait dans votre chambre. C’est tout ce qu’il sait faire : de belles ballades de guitare émouvantes sans mièvrerie, des morceaux de piano grandioses, la simplicité totale de certains morceaux
Deuxième grand disque solo de Neil Young après l’expérience « Crosby, Stills & Nash »…. Album sombre et réaliste : la belle utopie « flower power » a fait long feu. « After the Gold Rush », à la beauté aigre-douce, annonce par ses climats essentiellement acoustiques le chef-d’oeuvre à venir que sera « Harvest ».
Sail Away
Premier album de Randy Newman realisé avec de vrais moyens, « Sail Away » enchaine les mélodie simples, presque désuètes. Un phrasé abimé, une voix nonchalante, sur fond d’orchestration quasi cinématographique, sophistiquée, qui flirte avec le rock californien lorsque la guitare de Ry Cooder intervient. Porté aux nues par la critique de l’époque, cet album est l’un des plus beaux des années 70.
Blood on the Tracks
Essentiellement acoustique, cet album est généralement considéré comme l’un des sommets de la carrière de l’artiste. Album intimiste, pur et simple dans les textes comme dans les arrangements musicaux, il marque en tous cas un retour au tout premier plan de cette légende des années soixante.
Parsley, Sage, Rosemary and Thyme
Ce troisième album est peut-être celui de la maturité, marqué par des titres splendides comme « Scarborough Fair/canticle », « Homeward Bound », « The 59th Street Bridge Song (feelin’ Groovy) » ou encore « For Emily, Whenever I May Find Her »
New York Tendaberry
Avec un formidable aplomb, Laura Nyro impose ici ses silences, ses ruptures de rythmes, son piano et sa voix seule brusquement interrompus par de puissantes envolées orchestrales et de choeurs. L’album précédent restait proche des standards rhythm-n-blues et gospel, « New York Tendaberry », moins directement accessible, est austère mais sans doute plus fort. Une voix et une approche jazzy qui rappellent Joni Mitchell, une belle référence !
Case History
Auteur corrosif à l’occasion (un « Dylan anglais »), Kevin Coyne est un personnage original et chaleureux dont la carrière va rester assez injustement discrète. Il jouit cependant d’une belle reconnaissance auprès d’autres musiciens (on le retrouvera en compagnie d’Andy Summers, futur Police, ou de Robert Wyatt) et va exercer une influence certaine sur les punks.
Give It Up
La carrière de Bonnie Raitt, l’une des plus grandes chanteuses américaines de country-blues, est un cas : des années de labeur et de collaboration avec plus grands (B.B. King, Aretha Franklin, Lowell George, Randy Newman, Emmylou Harris…) et puis soudain un succès explosif en 1989 avec son 10ème album (« Nick of Time ») qui fera d’elle une milliardaire ! « Give It Up » appartient à la première période, celle de ces albums sensationnels qui n’obtiennent qu’un succès d’estime et l’adhésion d’un carré de fans doublé du respect de ses paires et des « connaisseurs ».
The Basement Tapes
Tout commence en juillet 66. Dylan est victime d’un accident de moto, et le Band se retire avec lui dans une maison en pleine campagne. Cette période incroyablement fertile sera marquée par le disque pirate le plus mythique de l’histoire du Rock : The Basement Tapes. Sorti seulement en 1975, ce double album mélange du Blues, du Folk, de la Country et du Rock…

