psychédélique
The Second
Où Steppenwolf démontre avec force qu’il n’est pas le groupe d’un seul titre (« Born To Be Wild »)… « Magic Carpet Ride », le single, est bien sûr moins emblématique et marquant, mais ce second album dans sa globalité se révèle nettement plus fort que l’album éponyme du groupe… Un beau sommet hard-pop de la période psychédélique américaine.
Volunteers
Jefferson Airplaine livre avec « Volunteers » une véritable manifeste de la contre-culture californienne. Au niveau du sens, c’est un jalon historique, une sorte de « Never Mind The Bollocks » dans sa décénie. Avec musicalement le renfort d’une pléiade d’artistes : Nicky Hopkins (piano), Jerry Garcia du Grateful Dead, Stephen Stills et David Crosby, le groupe découvre aussi à cette occasion les possibilités du studio 16 pistes !
The Madcap Laughs
Aucun artiste n’aura autant marqué l’histoire avec si peu d’albums que le premier leader de Pink Floyd. Et le rock doit tellement à ce génie toujours au bord de la maladie mentale ! David Gilmour et Roger Waters apportent ici leur concours pour la mise en forme d’une oeuvre intemporelle. Un charme désuet, magique… éternel !
Woodstock Two
Moins diversifié que le triple album original, « Woodstock Two » se révèle tout aussi indispensable. Il permet de faire plus de place notamment aux prestations de Jimi Hendrix, Jefferson Airplane, C.S.& N. ou Canned Heat. Et d’autres artistes sont immortalisés dans le cadre du festival légendaire : Melanie et Mountain.
Eric Is Here
Le départ d’Alan Price sonne quasiment le glas pour les Animals. La période trouble semble s’achever quand Eric Burdon reforme le groupe sous le nom de The New Animals. Mais la messe est dite et cet album (au titre évocateur) est clairement une transition vers son parcours solo. Carré et homogène, peu novateur mais plutôt plaisant, « Eric Is Here » est totalement porté (sauvé ?) par la prodigieuse voix soul du chanteur.
Eric Burdon et les ANIMAUX ont sorti un album studio en 1967, intitulé « Eric Is Here ». L’album est sorti à une époque où il y avait un intense activisme social sur la guerre du Vietnam.
Cet album a été enregistré à la fin de 1966 et au début de 1967, après que Burdon ait quitté le spectacle New Animals pour former son propre groupe. Il présente sa voix de marque sur de nombreuses pistes. Les enregistrements Is Here ont été à un moment donné considérés comme le modèle de ce qui est devenu connu sous le nom de musique heavy metal.
La première sortie du groupe était « Eric is Here », qui comprenait des chansons telles que « Rockin’ House » et « Good Times ». Cette chanson a été reprise par de nombreux autres artistes à ce jour, dont Creedence Clearwater Revival.
I Had Too Much to Dream (Last Night)
Dans la production garage et psychédélique californienne, ce premier album des Electric Prunes reste mémorable. Il marque en tous cas la décénie suivante jusqu’aux punks qu’ils anticipaient assez largement. « I Had Too Much To Dream » est l’un hit de l’année aux USA, aussitôt suivi de « Get Me To The World On Time »… Erratique, le groupe disparaîtra en 1970 alors qu’il ne lui reste plus aucun de ses membres originaux.
Their Satanic Majesties Request
L’album le plus contesté par les fans. Il aurait pu s’agir d’un clin d’oeil aux frères ennemis (et néanmoins très bons copains) les Beatles, mais en fait les Stones sont totalement sous influence (certains passages rappellent le premier Pink Floyd, sorti la même année). Ils livrent donc « leur » album psychédélique. L’ennui est parfois au rendez-vous, mais il y a tout de même là-dedans de bien jolies choses, « She’s a rainbow » notamment.
Wheels Of Fire
L’ultime chef-d’oeuvre du groupe de légende, enregistré en partie live… Un double album où le trio trouve un équilibre subtil entre les tentations expérimentales et progressives de Bruce et le blues-rock des deux autres…
Os Mutantes
Issus du mouvement « tropicaliste » au milieu des 60’s, tout comme Gilberto Gil et Gaetano Veloso, surgissent les Mutantes, trio pop art halluciné drivé par les frères Baptista et magnifié par la présence de la chanteuse Rita Lee, élégiaque figure du Brésil de l’époque… Resté underground de son temps, le groupe est depuis devenu une référence pour des gens comme David Byrne et surtout Kurt Cobain qui le citait comme un de ses groupes favoris. Chroniqué par Fred Weber
Tomorrow
Lorsqu’on évoque la première scène underground londonienne, aux côtés des Pink Floyd et Soft Machine, on cite généralement Tomorrow. Mais quand les autres vont devenir superstars ou référence culte, Tomorrow va disparaître rapidement. Le groupe est pourtant à l’époque le plus impressionnant en concert. Il lègue a l’histoire ce remarquable album éponyme, proche des Beatles psychédéliques d’alors. On se souviendra aussi que Tomorrow est le premier groupe de Steve Howe, futur guitariste de Yes.
Revelation
Premier groupe historique gallois, Man occupe une place originale entre space rock (effets sonores, choeurs, bruitages) et une texture qu’on pourrait assimiler à la musique californienne de Quicksilver. « Revelation », avec parfois une emphase qui sera plus tard bien malmenée et apparaîtra dépassée dès le milieu des années 70, demeure un album essentiel et marquant de son époque.
Barrett
Le second album de Syd Barrett est d’autant plus élaboré que l’intéressé s’éloigne du monde réel et s’enfonce dans une incapacité de plus en plus grande à participer. David Gilmour et Rick Wrigth travaillent sans lui, récupérant les idées et les prises qui peuvent l’être. Les arrangements sont propres mais insipides, à cent lieues de la folie du maître. A considérer comme un document… un peu triste… mais on en a si peu sur ce génie hors norme !

