jazz-rock
Moondance
Avec ce brillant « Moondance », son deuxième chef-d’oeuvre absolu, Van Morrison remporte, en plus de l’adhésion habituelle de tous les amateurs de rock éclairés (!), un premier véritable succès commercial. Une orchestration plus étoffée que sur « Astral Weeks », mais la même formule folk-rock enrichie d’une rythmique jazz, parfois légèrement funky… le tout servant une délicate poésie mystique.
Birds of Fire
John McLaughlin, guitariste extraordinaire et autodidacte, gentleman dandy du Yorkshire, avait déjà beaucoup donné : dans le jazz traditionnel, le rythm’n’blues avec Brian Auger, le rock avec Clapton et Jack Bruce, le jazz progressif avec le saxophoniste John Surman… Emigrés au U.S.A à la fin des années 60, il se trouve deux gourous de choc : Sri Chimnoy pour la tête, Miles Davis pour le coeur et la musique ! Avec son groupe, Mahavishnu, il glisse ici une oeuvre étonnamment sophistiquée dans le top 50.
Black market
Illustre fleuron du jazz rock des années soixante dix, Weather Report inaugure avec « Black market » (son 6ème album) sa période la plus féconde. Le groupe vient de s’adjoindre la section rythmique des Mothers of Inventions (Zappa) : Chester Thompson (batterie), Joco Pastorius (basse) et Alejandro Acuna (percussions).
Absolutely Free
Second album et seconde pièce maîtresse d’un oeuvre qui ne ressemble à rien de connu dans l’univers rock de l’époque, le bien-nommé « Absolutely Free » confirme une démarche intellectuelle foisonnante et forte. Zappa débusque la bêtise humaine jusque dans ses derniers retranchements. Musicalement, capable de tout, il saute d’un genre à l’autre avec une aisance déconcertante… Des titres déstructurés qui rendent l’ensemble d’un accès plutôt difficile.
Valentyne Suite
Colosseum est, à l’époque, l’une des plus solides et fameuses formations de rock progressif ou de fusion (rock, blues, jazz)… Une créativité fabuleuse portée par des instrumentistes époustouflants qui ne tombent pas une seule seconde dans la démonstration… Beaucoup de superlatifs ! mais il vrai que « Valentyne suite » est l’un des meilleurs albums de la fin des années soixante… un « collector » !
Third
Soft Machine est un incontournable de la musique progressive et du jazz-rock. Le groupe avait pour habitude de simplement numéroter ses albums successifs… ce numéro 3, un double, est considéré comme l’un des meilleurs… Quatre faces sur le vinyl, quatre titres : les quatre saisons de Soft Machine ?!
Matching Mole
Au début des années 70 Robert Wyatt (ex-batteur et voix de Soft Machine) est peut-être l’artiste qui parvient le mieux à sortir la musique progressive de sa froideur caractéristique pour lui donner une dimension profondément humaine. Matching Mole ne va durer, mais lègue à l’histoire ce magnifique album… Du grand Wyatt, avec ses lignes harmoniques totalement improbables et vertigineuses !
Aja
Au rythme régulier d’un album par an, Becker et Fagen ont imposé leur notoriété. Et, forts du million de pré-commandes, ils peuvent affirmer celui-ci les plus hautes exigences artistiques et techniques. Des travaux pharaoniques et la crème des musiciens accompagnent ainsi la réalisation d’Aja… Avec le grand raffut punk concomitant, ce « Sgt. Peppers » de Steely Dan n’aura vraiment rien de commun, sinon le propos hyper sombre.
Child Is Father to the Man
Blood, Sweat and Tears est, avec Chicago, le groupe historique fondateur du jazz rock dans la seconde partie des années soixante. Autour de Al Kooper (qui quittera le groupe après ce premier album) de remarquables instrumentistes… Premier pas d’un genre qui va devenir tout à fait important.
In A Silent Way
Un essentiel et disque fondateur du jazz-rock !… Miles Davis, éternel défricheur qui n’a de cesse de faire évoluer le jazz depuis les années 50, s’intéresse au rock et intégre à sa palette musicale l’électricité. Pour ce disque d’anthologie, il est accompagné par trois claviers mythiques : Joe Zawinul (Weather Report), Chick Corea, Herbie Hancock, et par Tony Williams (batterie) et John McLaughlin… une véritable rencontre au sommet !
Just a Poke
De longs développements à la Grateful Dead, une influence jazz et plus tard orientale, Sweet Smoke est un parfait représentant de l’ére psychédélique avec des concerts aux allures happening (les amis, la famille investissent librement la scène). Le groupe, originaire de New York, est expatrié et vit en communauté en Allemagne. Il passe inaperçu aux USA, mais gagne un beau carré de fans dans l’underground hippie européen.
Caravanserai
Le grand virage vers la fusion de Carlos Santana… Expérimental, novateur, l’album surprend à l’époque, déroute, et passe finalement totalement à côté d’une reconnaissance pourtant largement méritée… Les fans n’aiment pas vraiment que l’on casse l’image qu’ils se sont fabriquée !

