art rock
L’art rock est une forme musicale qui « a tenté de dépasser les limites du rock and roll », et qui opte pour une approche qui combine le « son rock » avec des éléments de musique classique.
Avec une utilisation intensive de synthétiseurs, de guitares électriques déformées et de productions de studio élaborées, l’art rock a culminé en popularité dans les années 1970 à 1990.
C’est une musique qui explore souvent les concepts d’aliénation et de désespoir. Elle a tendance à être bruyante et difficile à écouter.
Attention : Certaines personnes qui aiment ce genre de musique peuvent essayer de vous dire que vous êtes trop vieux si vous n’aimez pas ce genre de musique. Ces personnes ne connaissent pas votre âme.
The At The Sound of the Bell
Le second album de Pavlov’s Dog poursuit dans la veine mélodique du premier. Il est plus soft, perdant peut-être en spontanéïté et en énergie ce qu’il gagne en qualité de production. Les sept musiciens du groupe sont ici accompagnés par quelques pointures de renom : le batteur Bill Bruford (Yes, King Crimson), Andy McKay (Roxy Music) et le saxophoniste de jazz Michael Brecker.
The Cheerful Insanity of Giles, Giles & Fripp
Si l’on considère la suite de sa carrière (King Crimson et discographie solo), Robert Fripp apparaît plutôt comme un personnage très sérieux, voire austère. C’est pourtant sur le mode humoristique qu’il se fait d’abord connaître avec les frères Giles (Michael à la batterie, Peter à la Basse)… Jamais de scène et ce seul album étonnant, fantaisie pop originale et tranquillement délirante !
Banana Moon
Daevid Allen, australien installé en Angleterre, est une personnalité originale de la « scène de Canterbury ». Il est d’abord membre de Soft Machine, puis fonde Gong en France. Il enregistre ce premier album solo avec des membres du groupe et une poignée d’amis, dont Robert Wyatt… Un disque avec quelques excentricités, évidemment apparenté au fameux « Camembert Electrique » qui sortira peu de temps après…
Very ´eavy… Very ´umble
Dès ce premier album, Huriah Heep s’inscrit, aux côtés de Led Zeppelin ou Deep Purple, comme l’un des meilleurs groupes dans la première vague hard. Un son parfait, une puissance évidente, mais les véléités progressives, un peu pompeuses parfois, ont plutôt mal vieilli.
Wolf City
Wolf city est une référence lorsqu’on parle du groupe allemand Amon düül II. Sans doute parce qu’il s’agit probablement de leur album le plus accessible. Cette galette a étonnament bien vieilli : certains titres pourraient, sans problème, être signés Radiohead !
How Dare You!
Graham Gouldman était déjà connu dans les années 60 pour ses titres composés pour d’autres, les Yardbirds (« For Your Love »), Herman’s Hermits (le célèbre « No Milk Today »), les Hollies ou Jeff Beck. Il rejoint ses amis et collaborateurs les membres de Hotlegs… 10cc se distingue dans les années 70 par sa production hyper soignée et souvent majestueuse, sur un registre largement inspiré par les Beatles et les Beach Boys.
Ars Longa Vita Brevis
Les débuts de Nice avaient ressemblé à une guerre de position entre Keith Emerson et Davy O’List, chacun des deux musiciens se battant pour occuper le centre. Cette dualité trouvait parfois son équilibre, mais n’était pas viable à long terme. O’List part pendant la préparation de cet album. Emerson se retrouve donc avec la formule trio qu’il va désormais privilégier. Ce second album affine un projet artistique résolument inspiré par la musique classique. Sans le support d’un single, c’est un relatif échec commercial à l’époque.
Atomic Roooster
Formé par l’organiste Vincent Crane, avec Nick Graham à la basse et Carl Palmer à la batterie, Atomic Rooster appartient à l’époque héroïque du rock progressif. Un premier album ambitieux et diversifié. Mais la formation va subir aussitôt après un séïsme avec le départ de Nick Graham et celui de Carl Palmer… qui s’en va rejoindre ELP ! (note : le 3ème « o » dans le titre n’est pas une erreur de frappe, c’est bien le nom donné à cet album !)
Brian Auger’s Oblivion Express
Très méconnu du grand public aujourd’hui, Brian Auger est le premier organiste virtuose de l’histoire du rock, traçant la voie, dès le début des années 60 à un Keith Emerson. Il atteint son sommet au début des années 70 avec son nouveau groupe (Oblivion Express) et cet album qui compte (avec le suivant, « A Better Land ») parmi les plus grands moments de fusion jazz-rock de l’époque.
Selling England by the Pound
Evidemment, la préoccupation première de Genesis n’était pas encore le tube formaté de 2’50 !… Genesis n’était pas encore non plus écrasé par les personnalité de Peter Gabriel, puis de Phil Collins… Et cela donne de fabuleux albums, comme ce « Selling England by the pound », plus abouti sans doute que « Foxtrot ». Le son moins synthétque apporte une humanité et une chaleur évidente à des compositions (oeuvres ?!) magistrales.
New Age of Earth
L’Allemagne est, au début des années 70, le véritable berceau de la musique électronique. Aux côtés de Tangerine Dream, Ash Ra Tempel fait partie des premiers groupes à donner à la musique psychédélique de la fin des années 60 des allures de rock cosmique. Le groupe a accueilli brièvement Klaus Schulze, mais il est surtout conduit par son guitariste leader Manuel Göttsching.
Shine on Brightly
Avec cet album plus construit que le précédent, Procol Harum tente de dépasser le syndrome « A Whiter Shade of Pale », et y parvient plutôt bien !… Sans jeu de mot sur le titre, « Shine on Brightly » est un album brillant qui trouve sa force dans l’équilibre des styles contrastés des musiciens (Brooker/Fisher/Trower)… Une production originale qui tranche d’avec celle des tenants prog rock d’alors, Nice ou Moody Blues.

