rock/pop rock
Very generalist expression that can relate to all kinds of music developed as a result of rock’n’roll.
However, this is particularly aimed at a constructed, melodic and catchy style, and albums with careful production.
Runaround Sue
D’abord chanteur des Belmonts, Dion entame très vite une carrière solo. Il se taille un beau succès à l’époque des « idoles des jeunes », essentiellement dans le style Doo Wop qui sera largement piraté par les Yé-yés en France. Charnière entre le rock-n-roll et le pop-rock, il va se faire broyer par des problèmes de drogue au milieu des années 60. Il réapparaîtra plus tard avec un registre allant du folk au blues, mais il reprend encore aujourd’hui sur scène ses premiers hits « Runaround Sue » ou « The Wanderer »… pour les nostalgiques !
Marianne Faithfull
Equivalent anglophone de ce que font les « Yé yé » à la même époque en France, Marianne Faithfull connaît un important succès dans la deuxième partie des années 60. Elle gravite dans l’univers des Stones, sera la compagne de Mick Jagger. Il composent pour elle ce qui devient son premier hit, « As Tears Go By »). Et elle co-écrira plus tard « Sister Morphine », sur l’enfer de la drogue, un titre autobiographique.
The Sonny Side of Cher
Liée par contrat, Cher doit sortir des albums solo. Cela ne change pas grand chose sur le fond, puisque les disques sont produits, et composés en grande partie, par Sonny Bono. Il écrit notamment l’énorme tube « Bang Bang »… Bien plus tard, au fil d’une interminable carrière, à grands coups de liftings musicaux (et autres !), Cher sera encore là pour concurencer les Madonna ou autres Britney Spears !
Smiley Smile
Brian Wilson était parti sur un nouveau projet d’envergure qui devait s’intituler « Smile ». Mais il sombre dans la dépression et abandonne. « Smiley Smile » sort en remplacement. Original, avec des accents comédie musicale et une complexification extrême des harmonies et des arrangements, il atteste d’une volonté absolue de dépassement… dépassement et sommet qu’il trouve avec « Heroes And Villains » et surtout « Good Vibrations », l’un des titres les plus légendaires de toute l’histoire du rock !
Il a été enregistré avec une contribution minimale de Brian Wilson, qui se remettait encore d’une maladie mentale à l’époque. L’album « Smiley Smile » a un style et un son uniques, car il a été principalement produit par son père, Murry Wilson.
Headquarters
Ça ressemble aux Beach Boys, ça ressemble aux Beatles (c’est fait pour), mais c’est si bien fait et les Monkees font un effort évident pour prendre en main leur destin artistique… En cette année 67, ils apportent à l’histoire un contribution non négligeable : au retour d’une tournée triomphale en Angleterre, ils ramènenent de Londres aux USA, dans leurs bagages, un certain… Jimi Hendrix !
White Album
Un grand essentiel de l’histoire du rock, qui va marquer plusieurs générations de musiciens… Tandis que les Beatles travaillent et enregistrent un peu chacun de leur côté, ils livrent un ensemble étonnament cohérent, dans la plus grande diversité de styles. On a le sentiment d’une aisance incroyable, l’impression que tout ce qu’ils touchent devient de l’or… si ce n’est pas le génie, ça y ressemble beaucoup !
Children of the Future
Le guitariste Steve Miller est un solide artiste à la carrière tranquille mais durable. A l’instar d’un John Mayall en Angleterre, son groupe va accueillir au fil des ans la fine fleur des musiciens du nouveau continent. Pour ce premier album, il s’invente avec une belle réussite artisan d’une fusion blues expérimentale.
We’re Only in It for the Money
Frank Zappa poursuit avec les Mothers son oeuvre satirique, cultivant l’art du sketch ou parodiant la comédie musicale. « We’re Only in It for the Money » est l’aboutissement et le grand sommet de cette démarche initiale. Il est ici le premier (avec Pete Towshend ?) à utiliser le mot « punk ». Les bruitages et séquences parlées sont encore nombreux, mais les orchestrations laissent augurer des futurs développements instrumentaux (Hot Rats, The Grand Wazzo…).
Yer’ Album
Le premier album du James Gang est un grand fourre-tout… ça fourmille d’idées, ça part dans tous les sens et tous les styles : les titres hard rock cotoient les arrangements de cordes, les morceaux construits succèdent à de longues jam sessions. Mais au milieu de cette décontraction totale et de cette absence de cohérence, les parties de guitare de Joe Walsh son superbes, sa voix aussi, et c’est au final l’immense potentiel du groupe du ressort.
Tommy
Les who ajoutent une rubrique à la catégorie des albums concept : l’opéra rock… « Tommy » est une oeuvre ambitieuse, cohérente, aboutie, le premier grand chef d’oeuvre des Who. Le son est plus acoustique que sur les précédents disques, moins sophistiqué que sur les suivants. « Tommy » est évidemment un événement majeur de l’histoire du rock !
Morrison Hotel
Pour réveiller les clients de l’hotel, une musique plus rock et blues-rock qu’à l’accoutumée chez les Doors. Mais on retrouve aussi pour les déabulateurs nocturnes les mélodies somnambuliques dont Jim Morrison, plus que tout autre, avait le secret (« the spy », « Indian sommer »).
Atom Heart Mother
Pink Floyd s’est remis du départ de Syd Barrett. David Gilmour a définitivement trouvé sa place et préside à la destinée du groupe au côté de Roger Waters. « Atom heart mother», composition puissante et majestueuse (plus de 23 mn), est une belle réussite dans le domaine du rock symphonique. A l’opposé, le dépouillement extrême de « If » est également du plus bel effet…

