psychédélique
Woodstock
L’événement musical majeur de la fin des années soixante, sommet de l’éphémère « flower power »… un véritable document, malgré la faiblesse de certaines prestations ou de la qualité sonore. Indispensable morceau de la légende, du mythique « F.U.C.K. » de Country Joe au fabuleux « With a little help from my friends » de Joe Cocker ou à l’hymne national américain de Jimi Hendrix…
Obsolete
Avec ce monument post-soixante-huitard, Dashiell Hedayat, grand agitateur culturel, marque la scène parisienne et bien au delà. Ecrivain, traducteur de Dylan et Tolkien, il persuade les musiciens de Gong d’entrer dans son délire. Mémorable ! « Chrysler » (rose) gagne même un auditoire plus large que le cercle des initiés. Le coupable se rendra célèbre plus tard comme auteur à succès sous son vrai nom, Jack-Alain Léger.
Sgt. Pepper´s Lonely Heart Club Band
Album de légende, longtemps considéré comme LE meilleur disque de tous les temps !… Il est vrai qu’à sa sortie c’est une véritable bombe par la perfection quasi absolue de la production (merci Georges Martin !). Quand on connaît les moyens techniques de l’époque, c’est tout simplement fabuleux. Pourtant certaines chansons pourraient sembler un peu faibles (« Good morning » ou « Lovely Rita »)… Tout le reste ce sont d’authentiques « diamonds in the sky » !
Pour cet album, ils avaient prévu un projet ambitieux qui était censé être une performance musicale continue mettant en vedette leurs chansons et avec d’autres artistes populaires de l’époque.
Pour y arriver, ils ont dû répéter pendant près de six mois avant que l’enregistrement ne commence. Ces sessions ne portaient pas seulement sur la pratique des performances, mais aussi sur des techniques expérimentales telles que les effets sonores et l’improvisation qui ont fait que certaines chansons n’ont jamais été jouées en direct car elles ne pouvaient pas être reproduites sur scène. »
L’album a été classé comme l’un des plus grands albums de tous les temps par de nombreuses publications, dont Rolling Stone, NME et Mojo. Sgt. Pepper est connu pour son utilisation innovante des techniques d’enregistrement multipiste et son utilisation intensive d’instruments électroniques tels que le synthétiseur et le Mellotron, qui étaient relativement nouveaux à l’époque. L’album a été enregistré sur une période de 129 jours à partir d’avril 1966.
Grateful Dead
Le premier album du « Dead », qui va devenir un groupe majeur de la scène californienne, est essentiellement constitué de reprises. Il apparait aujourd’hui plus comme un collector… Pourtant tout le talent du groupe y est déjà visible, le feeling, l’incomparable touché de guitare de Jerry Garcia et la formidable bande de musiciens.
Mr. Fantasy
Au milieu des années soixante, tous les groupes sont fortement marqués par le psychédélisme, les anglais y compris, et Traffic, le nouveau groupe de Steve Winwood, ne fait pas exception. Les musiciens vivent alors en communauté. Ce premier album, avec ses accents de comédie musicale, est évidemment une originalité.
Gris-Gris
Dr. John n’est pas seulement l’un des plus grands excentriques de l’histoire (…du rock), c’est aussi un immense musicien. Multi-intrumentiste, auteur-compositeur, fameux chanteur, il débute sa carrière dans les années 50. Adepte d’une version très personnelle du Vaudou, il est également un accro du Mardi Gras (!)… ajoutez à cela quelques substances chimiques : vous obtenez Gris Gris, album majeur du psychédélisme !
Ars Longa Vita Brevis
Les débuts de Nice avaient ressemblé à une guerre de position entre Keith Emerson et Davy O’List, chacun des deux musiciens se battant pour occuper le centre. Cette dualité trouvait parfois son équilibre, mais n’était pas viable à long terme. O’List part pendant la préparation de cet album. Emerson se retrouve donc avec la formule trio qu’il va désormais privilégier. Ce second album affine un projet artistique résolument inspiré par la musique classique. Sans le support d’un single, c’est un relatif échec commercial à l’époque.
Prophets, Seers & Sages the Angels of the Ages
Sans vouloir jouer sur les mots, Tyrannosaurus Rex c’est évidemment la préhistoire de T. Rex. Il s’agit d’un duo acoustique formé en 1967 par Marc Bolan et le percussioniste multi-instrumentiste Steve Peregrin Took. Bolan est la cheville ouvrière du groupe. Il créé un univers expérimental et psychédélique assez largement inspiré par la féérie des livres de Tolkien. Cet album est produit et réalisé avec la complicité de Toni Visconti qui fait ici ses premières armes.
On the Threshold of a Dream
Les Moody Blues sont, à la fin des années 60, l’un des groupes les plus populaires, touchant un auditoire beaucoup plus large que les stricts adeptes de rock. De retour d’une grosse tournée américaine avec Cream, ils enregistrent ce qui reste comme l’un de leurs grands standards. Album mature, soigneusement construit, où l’influence classique est nettement mieux « digérée » qu’à l’époque de « Days Of Future Passed » (qui se présentait plutôt comme une juxtaposition de styles et de séquences).
Absolutely Live
Beaucoup plus qu’un concert, une véritable cérémonie sous la houlette du grand prêtre Jim Morrison ! Le fabuleux « When the music’s over » (et son mythique « we want the world and we want it now » !) est sans doute l’un des plus grand live jamais gravé dans du vinyl !
The Cry of Love
Le premier album studio postume… l’ensemble du matériel était prêt, ou presque. Outre les habitués, Billy Cox (basse) et Mitch Mitchell (batterie), les sessions comprennent Stephen Stills au piano, ainsi que Steve Winwood et Chris Wood de Traffic. « Esy Rider », « Angel » ou « Drifting » font partie des derniers grands standards d’Hendrix… Un album superbe !
Magical Mystery Tour
Sorti quelques mois après « Sgt. Pepper’s », « Magical Mystery Tour » (bande sonore du film du même nom) n’affiche pas la même homogénéïté mais apparaît plus comme une compilation de chansons diverses. Pourtant, les Beatles sont toujours autant en avance sur leur temps avec notamment les audaces de John Lennon (« I’m the walrus » et « Strawberry fields forever »).
‘était la bande originale d’un film du même nom. L’album a atteint le numéro un dans divers pays, dont l’Australie, le Canada et les États-Unis.
Le film était une parodie des récits de voyage typiques d’Hollywood, tout comme l’album de musique. Il contient des paroles absurdes qui sont chantées d’une voix optimiste sur un fond de musique psychédélique.
Certaines des meilleures chansons de cet album sont « I Am The Walrus », « Magical Mystery Tour », « The Fool On The Hill » et « Your Mother Should Know ».

