folk rock
Electrification du style folk. Les Byrds donnent le ton au début des années 60 avec leurs reprises orchestrées des chansons de Dylan.
Le folk rock devient un courant majeur de la décénie avec des groupes comme Buffalo Springfield ou Simon And Garfunkel.
Bringing It All Back Home
L’album qui sort sous le titre « Bringing It All Back Home » en Mars 1965, débute par un incroyable choc : « Subterranean Homesick Blues » un morceau à la Chuck Berry. Toute la première face est électrique et la deuxième est enregistrée avec un Bob Dylan seul avec sa guitare sèche et son harmonica. Nombre de ses fans accusent desormais Dylan d’avoir renié son amour du peuple, d’être devenu une Pop Star vaniteuse vendue à l’argent…
Tim Hardin 1
Tim Hardin est un extraordinaire auteur-compositeur, doublé d’un interprète de génie… Un timbre de voix original (son chant servira sans doute de modèle à un James Taylor par exemple), des ballades folk, bluesy… Il va être repris par de très nombreux artistes. John Sebastian, l’un de ses admirateurs, participe à l’enregistrement de cet album en jouant de l’harmonica.
Grateful Dead
Le premier album du « Dead », qui va devenir un groupe majeur de la scène californienne, est essentiellement constitué de reprises. Il apparait aujourd’hui plus comme un collector… Pourtant tout le talent du groupe y est déjà visible, le feeling, l’incomparable touché de guitare de Jerry Garcia et la formidable bande de musiciens.
Last Time Around
Dernier petit tour avant que Richie Furay et surtout Neil Young et Steve Stills ne partent voler de leurs propres ailes… (Neil Young aura quitté le groupe avant la fin de l’enregistrement). Un dernier album encore plein de belles choses ! Jim Messina, qui signe ici un titre, aura lui aussi un joli parcours en solo… Fin d’un super groupe !
The Charlatans
Les Charlatans – à ne pas confondre avec leurs homonymes anglais de la fin du siècle – sont les précurseurs oubliés de la scène psychédélique et de la contre-culture californiennes. Ils enregistrent tardivement et malgré de très bons titres (aux accents parfois pop ou jazz) ne parviendront pas à imposer un style à la façon des illustres Grateful Dead, Jefferson Airplane ou Buffalo Springfield.
Affinity
Un must de la pop anglaise du début des années 70.
AFFINITY n’a enregistré qu’un seul album studio sur lequel le groupe fait preuve d’une rare maîtrise : pas de morceaux de bravoure, pas de technique ennuyeuse ou d’approximations.
Si vous voulez entendre une version remastérisée de 71, vous devez acheter la version LP.
Le groupe avec le code barre « groovy » à l’anglaise. Un must sur les dance-floors de l’Ad Lib et du Speakeasy en 68 ou dans les ballrooms de banlieues… Couleurs d’hiver à la Driscoll/Trinity , soul music pour défilés Mary Quant, reprise Dylan sur impro jazzy pour faire chic… Les DJ maintenant trouve ça terrible, imaginez à l’èpoque la banalitée de la démarche et le peu de buzz enclanché.
John Phillips (John, The Wolf King of L.A.)
John Phillips est l’un des plus fameux songwriters américain des années 60. Eminence de la scène hippie californienne, il se fait connaître pour son travail au sein des Mama’s and Papa’s. Il est aussi le compositeur du célèbre « San Francisco » pour son ami Scott McKenzie. Son premier album solo, après la séparation des Mamas en 69, est plutôt bon et bien connu. Phillips y bataille en studio pour faire sonner une voix dont il n’est pas satisfait.
Crazy Horse
Aucun fan de Neil Young ne pouvait rester insensible à la sortie du premier album de Crazy Horse. D’autant plus que, comme pour le Band dans le cas de Dylan, le groupe a son énorme potentiel intrinsèque. Et cet album éponyme est une parfaite réussite ! (à ranger à côté des meilleurs CSN&Y;)… Du grunge avant l’heure, avec même des presque classiques : La ballade « I Don’t Want to Talk About It » sera reprise par Ian Matthews, Rod Stewart et Everything But The Girl.
Mud Slide Slim and the Blue Horizon
Nouvelle réussite pour le grand gaillard paisible, portée cette fois par le succès du touchant « You’ve got a friend » écrit par Carole King. James Taylor aura marqué le début des années 70 et va, tout au long de sa carrière, multiplier les collaborations (Carly Simon, David Crosby, Graham Nash, Neil Young, Steve Winwood,…)
Barnstorm
Avec James Gang, Joe Walsh avait fait l’admiration, entre autres, de Jimmy Page, Pete Townshend et Eric Clapton. On le savait guitariste virtuose, sa carrière solo va le révéler brillant songwriter. Il opte dès ce premier album pour une texture pop-folk, un soft rock soigneusement élaboré, qui vont le conduire quelques années plus tard à rejoindre Eagles. Les break hard rock fulgurants de « Rides Again » cèdent le pas à l’alchinie feutrée des studios… autre univers, pour un autre public.
Wind on the Water
L’amitié et la collaboration entre David Crosby et Graham Nash vont demeurer constantes dans le courant des années 70 et bien au delà… Ils signent en commun ce nouvel album de grande qualité. Carole King, Jackson Browne et James Taylor y apportent leur concours. Le fameux enchaînement « To The Last Whale: Critical Mass/Wind On The Water » est à lui seul une véritable pièce d’anthologie.
Highway 61 revisited
L’album de la « transition » : trahison pour les fans de la première heure, Dylan électrifie sa guitare ! (plus précisément, il confie cela à un invité de marque : Mike Bloomfield)… Il enregistre aussi accompagné de musiciens. Avec la chanson « Like a rolling stone » il créé un hymne (un de plus à son actif) de la jeunesse des années soixante.

