soft rock
Bread
Formé en 1968 à Los Angeles, Bread est au départ un trio… Aux accents locaux (Byrds, Buffalo Springfield), le groupe mêle une touche mélodique très Beatles façon McCartney. Son soft-rock ciselé et délicat va connaître un gros succès populaire au début des années 70.
The Doobie Brothers
Groupe parmi les plus populaires au Etats Unis pendant toute la décénie seventies, Les Doobies Brothers s’inscrivent d’emblée, avec ce premier album, dans la grande tradition du country rock américain et de la musique californienne.
Stephen Stills and Manassas
On le savait déjà, Steve Stills (Buffalo Springfield, C.S.N & Y) est un grand bonhomme ! Après deux albums solos magnifiques, il revient à une formule de groupe en fondant Manassas avec Chris Hillman (ex-Byrds). Dans le style folk-blues-country-rock, Ce premier album (un double) est une merveille absolue !
Chicago VII
Une démarche plus expérimentale et une coloration nettement latino viennent élargir la palette du groupe qui n’en est plus à une fusion près ! L’ensemble dégage une sensation de possibilités et de richesses infinies. Un album un peu à part et magnifique.
Chicago Transit Authority
A l’époque ou Blood, Sweat and Tears partait du jazz pour opérer une fusion avec le rock, Chicago effectue le chemin inverse avec une extraordinaire réussite. Ce premier album (un double) est un monument. Il sera vendu à l’époque à plus d’un million d’exemplaires… et restera deux ans dans les classements aux USA !
Tumbleweed Connection
Aussitôt après la belle réussite de son précédent album, Elton John se lance dans une oeuvre ambitieuse et conceptuelle dédiée au grand ouest américain. Il devient assez country pour l’occasion, parfois folk (« Love Song ») ou même gospel (« Burn Down the Mission »), conformant logiquement sa musique au propos… L’album est (evidemment) un énorme succès aux Etats Unis.
Saint Dominic’s Preview
Van Morrison revient avec cet album à ses premières sources, avec un modèle rythm’n’blues éminemment jubilatoir (« Jackie Wilson Said »), souvent proche également du jazz et parfois enrichi de choeurs très gospel. Un disque riche, intègre et fort… écho, par ailleurs, d’une exploration mystique évidente.
Slow Dancer
Ami d’adolescence de Steve Miller, Boz Scaggs (né William Royce Scaggs) rejoint le groupe de ce dernier en 1966 avant de reprendre une carrière solo qui va se dérouler sur quatre décénies. Marqué un temps par la country, mais produit au début des années 70 par Johnny Bristol (producteur à la Motown), ses albums sont alors de bons exemples de white soul.
Crosby Stills and Nash
La constitution d’un « super groupe » composé de stars au passé déjà prestigieux ne donne pas forcément un résultat à la mesure des talents individuels. Mais ici la magie opère totalement et ce premier album tutoie la perfection. L’harmonie vocale entre les trois compères est un modèle du genre, une référence absolue.
Tapestry
L’une des grandes figures féminines de la pop américaine… Lorsque sort ce chef-d’oeuvre qui va faire d’elle une super star, Carole King a déjà composé des dizaines de tubes pour d’autres tout au long des années 60. Elle se décide au début des années 70 à sortir de l’ombre et enregistrer elle-même ses propres titres… avec une réussite extrême !
Classé à juste titre par Rolling Stone comme le 36e meilleur album de tous les temps.
Give It Up
La carrière de Bonnie Raitt, l’une des plus grandes chanteuses américaines de country-blues, est un cas : des années de labeur et de collaboration avec plus grands (B.B. King, Aretha Franklin, Lowell George, Randy Newman, Emmylou Harris…) et puis soudain un succès explosif en 1989 avec son 10ème album (« Nick of Time ») qui fera d’elle une milliardaire ! « Give It Up » appartient à la première période, celle de ces albums sensationnels qui n’obtiennent qu’un succès d’estime et l’adhésion d’un carré de fans doublé du respect de ses paires et des « connaisseurs ».
Pretzel Logic
Les multiples influences du « Dan » sont ici très évidentes, moins digérées peut-être que sur d’autres de leurs albums : jazz, soul, blues, country (avec des harmonies vocales proches de Crosby Stills & Nash). Hors des modes, Becker et Fagen poursuivent leur travail d’orfèvre avec une précision et une minutie maniaques… Gary Katz à la console est, à ce niveau, le complice idéal.

