progressive rock
The Marble Index
Très différent de son premier album, « The Marble Index » est pratiquement avant-gardiste. Totalement hors-norme, il ne trouvera pas vraiment de public à l’époque. Mais, comme dans le cas du Velvet Underground, il deviendra – avec ses aspects gothiques – source d’inspiration pour les générations à venir. Nico, qui reprenait jusque là les chansons des autres, signe ici l’intégralité des titres, affirmant une personnalité originale.
The Man Who Sold the World
L’idée communément admise est que David Bowie est une sorte de caméléon musical… caméléon de génie qui va, avec une rare intelligence, se glisser dans l’air du temps, accompagner les modes, pour finalement devenir un personnage central de la décénie. Après avoir été mod, puis songwriter hippie, il se ré-invente au début des années 70 en rock star androgyne et décadente.
The Twelve Dreams of Dr. Sardonicus
Epoque oblige, le son du groupe s’étoffe, et Spirit arrive a une matururité certaine, donnant le meilleur de ce que le potentiel de départ laissait entrevoir. Un album évidemment très réussi, très diversifié… et l’on se demande bien pourquoi Spirit n’a pas atteint, côté francophone, un statut de star ?!
Tarkus
Avec ce second album, E.L.P. s’impose comme un groupe majeur, en tous cas ne laisse pas indifférent : on aime ou on déteste. La grandiloquence pompeuse irrite ou séduit, selon que… Ces gens se prennent-ils au sérieux ou bien s’amusent-il ?! de là peut-être vient l’adhésion ou le rejet !
All Together Now
Après la séparation définitive des Zombies en 69, Rod Argent fonde son propre groupe. Ses premiers albums définissent sa nouvelle orientation prog rock. Ils sont salués par la critique rock, mais « All Together Now » est le premier succès commercial, avec un hit : « Hold Your Head Up ». Bien qu’il collabore toujours avec Chris White, Argent ne retrouvera jamais la magie des Zombies et ses albums ont plutôt mal vieilli.
Storia di un Minuto
Une coloration résolument latine : PFM est, au début des années 70, le King Crimson ou ELP de la méditérannée, le groupe qui bouscule la géographie du prog rock !… « Storia di un Minuto » est le premier de 4 albums quasiment parfaits, attestant d’une créativité exceptionnelle et à la tonalité très originale. Et puis les textes chantés en italien sonnent tellement exotique !… à re-découvrir d’urgence !
Space Ritual
Révélation du festival de Wight, en 70, Hawkwind est l’une des immenses formations de hard rock expérimental et progressiste des seventies. « Space Ritual » – sur thématique science fiction à la manière du premier Pink Floyd – donne lieu à des méga concerts avec les light show les plus impressionnants du moment.
Eldorado
Eldorado est le sommet discographique, le « Sgt. Peppers » d’E.L.O. Jeff Lynne, seul leader depuis le départ de Roy Wood, trouve réellement ici le son qu’il voulait atteindre en constituant le groupe quatre ans plus tôt. « Can’t Get It Out of My Head », enregistré avec une section de 30 violons, est n°1 aux USA.
A Night at the Opera
Queen, qui va devenir un des groupes majeurs des années 80, propose avec ce premier grand-oeuvre un rock (hard rock parfois) symphonique étonnamment apparenté, sur certaines chansons, à la comédie musicale américaine (« Seaside rendez-vous », « Good company »)… La voix puissante et multi-timbrale de Freddie Mercury fait déjà merveille et le tout est magnifiquement produit. Un grand disque !
Ekseption
Avec le groupe hollandais Ekseption, Beethoven fait une entrée fracassante dans les hit parades européens de la fin des années 60 ! Le groupe se fait dès lors une spécialité des reprises et adaptation jazz-rock du même ordre. Sans être franchement convaincante, la démarche marque tout de même les esprits et, avec Keith Emerson (Nice, ELP) contribue à l’époque à susciter, côté rock, un intérêt pour la musique classique.
Joy of a Toy
Membre fondateur du premier Soft Machine avec Mike Ratledge et Robert Wyatt, Kevin Ayers le quitte assez tôt, emportant avec lui le brin de folie et de nonchalance qui fera vite défaut au groupe. Kevin Ayers est une personnalité originale dans un courant qui se prend généralement très au sérieux. Doué, il chantera en 88 « Je suis paresseux de nature, mais que puis-je y faire ? »… explication d’une belle carrière qui ne décollera pourtant jamais vraiment ?!
More
Musique d’un film « hippie » de Barbet Schroeder, « More » est une occasion pour le groupe d’affirmer son goût pour l’expérimentation. Compilée (et privée d’images) cette musique d’ambiance se révèle assez vite ennuyeuse… A retenir toutefois pour quelques titres, notamment le puissant « The Nile Song ». Et L’album entre quand même alors dans le top ten anglais, ce qui en dit long sur la popularité du groupe dès cette époque !

