glam rock

Pin Ups
Si Bowie est un auteur-compositeur prolifique, il s’est surtout inspiré du travail réalisé par d’autres. Mais en caméléon lucide, il ne vampirise pas : ceux qu’il copie sont ceux qu’il aime, qu’il respecte. Il décide ainsi en 1973 de réaliser cet album de reprises. Il passe en revue les Easybeats, Yardbirds, Kinks, Pink Floyd ou Who… (Springsteen et Brel en bonus !). Un album magnifique où la guitare de l’habituel Mike Ronson croise à l’occasion celle de Ron Wood.

The Stooges
Originaire de Detroit, comme MC5, les Stooges moins politisés, mais sans doute plus violents encore, appartiennent à la même mythologie et vont devenir le groupe culte que l’on sait. Ce premier album, peut-être le meilleur, est produit par John Cale (Velvet Underground).

International Heroes
Kim Fowley, multi-intrumentiste, producteur, compositeur, est une éminence du rock, plutôt méconnue du grand public. Il se distingue par un parcours jalonné de multiples collaborations (de Zappa à Soft Machine, de Deep Purple au Sgt. Peppers des Beatles, et bien d’autres…). En 73 il épouse la cause glam pour cet album qui reste l’un de ses plus accessibles.

The Man Who Sold the World
L’idée communément admise est que David Bowie est une sorte de caméléon musical… caméléon de génie qui va, avec une rare intelligence, se glisser dans l’air du temps, accompagner les modes, pour finalement devenir un personnage central de la décénie. Après avoir été mod, puis songwriter hippie, il se ré-invente au début des années 70 en rock star androgyne et décadente.

Goodbye Yellow Brick Road
On a dit de cet album qu’il était une sorte de récapitulatif de tous les styles et de tous les sons qui ont fait le succès d’Elton John. C’est un double… Elton John semble écrire comme il respire ! Il contient le tube « Candle in the Wind », chanson qui sera plus tard, dans une nouvelle version, dédiée à Lady Di.

Fun House
Avec ce deuxième et ultime album, les Stooges, punks bien avant l’heure, assènent une nouvelle fois leur rock brûlant et dévastateur. Un grand disque « tripal »… tribal aussi, si vous préférez ! Iggy Pop reprendra le flambeau peu de temps après, mais les Stooges appartiennent définitivement à la grande histoire du rock !

Mott
Considéré comme le meilleur album de Ian Hunter (qui ne sera jamais aussi bon en solo), « Mott » est le sommet artistique et discographique du groupe (le fameux « album à posséder s’il n’en-fallait qu’un » !). Hunter se brouille avec le guitariste Mick Ralphs à l’occasion de l’enregistrement. Le groupe, qui se séparera bientôt, demeure un élément bien représentatif du début des seventies.

A Beard of Stars
Steve Took vient de partir, remplacé par Mickey Finn… Mais le changement principal c’est que Marc Bolan électrifie sa guitare : si les trois premiers albums peuvent apparaître comme du T. Rex unplugged, « A Beard of Stars » se rapproche du son à venir. L’ensemble reste tout de même farouchement expérimental. La voix, les mélodies accrocheuses sont là, mais Bolan n’a pas encore atteint le dépouillement orchestral et la simplicité (l’évidence ?) des chansons qui feront le succès considérable de T. Rex.

New York Dolls
Entre Glam rock et hard, les New York Dolls font partie des figures marquantes de l’époque des « décadants » (avec Bowie première façon, Alice Cooper ou T.Rex). Ce premier album est résolument un grand disque !

Hunky Dory
Hunky Dory est le premier indispensable de Bowie. Album kaleidéoscopique flirtant avec divers courants de la pop, il contient les premier grands tubes : « Changes », « Oh! You Pretty Things » (avec Rick Wakeman de Yes au piano) ou le majestueux « Life on Mars? ». Bowie rend hommage à quelques uns de ses inspirateurs, Dylan, Andy Warhol, Neil Young (« Quicksand »).

Can the Can
Des guitares à la T. Rex, une voix puissante, Suzi Quatro est l’une des rares figures féminines du glam. Après de nombreux tubes (ici « 48 Crash » et « Can the Can ») dans la première moitié des années 70, sa popularité s’estompe ensuite. Mais l’image de la rockeuse bassiste, sa rock-n-roll attitude, marque évidemment quelques générations de chanteuses.

Electric Warrior
Marc Bolan avait fondé Tyranosorus Rex, un duo acoustique, au milieu des années 60. Il est à cet époque l’un des premiers auteur à s’intéresser à la magie et aux mythes médiévaux… En 1971, le groupe s’électrifie et devient « T. Rex » : Bolan a trouvé la formule et va aligner en très peu de temps les albums et les tubes, à commencer ici par « Mambo Sun », « Jeepster » et autre « Get it on ».