folk
Ten years together (Compil. 1963 – 1970)
Groupe à succès (familial ?) aux Etats-Unis, « Peter Paul and Mary » est un incontournable du folk-rock. Cet album, excellent, rassemble les principaux hits des années 60. L’harmonie des voix est un modèle du genre et fait merveille, entre autres, sur les reprises de Dylan que le groupe contribue largement à populariser.
Woodstock
L’événement musical majeur de la fin des années soixante, sommet de l’éphémère « flower power »… un véritable document, malgré la faiblesse de certaines prestations ou de la qualité sonore. Indispensable morceau de la légende, du mythique « F.U.C.K. » de Country Joe au fabuleux « With a little help from my friends » de Joe Cocker ou à l’hymne national américain de Jimi Hendrix…
Tim Hardin 1
Tim Hardin est un extraordinaire auteur-compositeur, doublé d’un interprète de génie… Un timbre de voix original (son chant servira sans doute de modèle à un James Taylor par exemple), des ballades folk, bluesy… Il va être repris par de très nombreux artistes. John Sebastian, l’un de ses admirateurs, participe à l’enregistrement de cet album en jouant de l’harmonica.
Fotheringay
Groupe à la carrière éclair (un an d’existence seulement), Fotheringay est formé autour de Sandy Denny, chanteuse de Fairport Convention, dont la voix n’est pas sans rappeler celle de Joan Baez. Un seul album, très réussi, véritable fleuron du folk anglais.
Lightfoot!
Né au Canada, Gordon Lightfoot est un monument du folk contemporain. Ce remarquable compositeur, dont les titres vont être repris un nombre incalculable de fois par d’autres artistes, se double d’un interprête et d’un chanteur talentueux. Son premier album comprend quelques uns de ses classiques (« Early Morning Rain », « For Lovin’ Me »…)… Une orchestration dépouillée qui porte des mélodies simples et accrocheuses.
Sweet Baby James
James Taylor est le premier artiste à être « signé » chez Apple la maison de disques des Beatles. Il avait réalisé un excellent premier album dès 1968. Son style de douces chansons folk va faire école. Il connaît avec « Sweet Baby James » une sorte de couronnement international grâce à « Fire and Rain », un hit mondial.
Joan Baez
Son infatigable militantisme social et pacifiste va faire de Joan Baez l’une des grandes figures des années 60. Compagne de Dylan pendant plusieurs années, sa production restera toujours très folk mais son engagement aura un énorme retentissement sur le rock. A la fin de la décénie, elle sera l’une des vedettes marquantes du festival de Woodstock.
Goodbye and Hello
Personnage sensible, original, fort et lucide, remarquable chanteur, Tim Buckley n’a pas vraiment été reconnu par le public rock de son époque. Il deviendra pourtant un artiste culte après son décès prématuré en 75… Parti du folk, ses sources musicales iront ensuite vers le jazz (l’excellent « Happy Sad ») et la soul (« Greetings from L.A. »).
L’album s’ouvre sur « The Parade », une chanson sur la vie qui passe devant eux et qui s’en va comme la parade. Il continue à décrire de nombreux aspects différents de la vie au fur et à mesure qu’elle passe. La chanson se termine avec Tim parlant de ses souvenirs de son fils Jeff, qui sont réconfortants pour lui à certains égards mais aussi douloureux à d’autres.
Case History
Auteur corrosif à l’occasion (un « Dylan anglais »), Kevin Coyne est un personnage original et chaleureux dont la carrière va rester assez injustement discrète. Il jouit cependant d’une belle reconnaissance auprès d’autres musiciens (on le retrouvera en compagnie d’Andy Summers, futur Police, ou de Robert Wyatt) et va exercer une influence certaine sur les punks.
If I Had a Hammer – Songs of Hope & Struggle
Pete Seeger est – avec Woody Guthrie – la grande figure du folk américain. Auteur-compositeur, mais aussi popularisateur des traditionnels, il a été de tous les combats sociaux. Cette compilation, sans doute l’une des meilleures, rassemble essentiellement des titres des années 50 et du début des années 60. Pour sa sortie en 1998, Seeger a enregistré deux titres nouveaux… il avait alors 79 ans !
Fred Neil
Cet album éponyme de 1967 est probablement le meilleur de Fred Neil. Il contient deux de ses titres les plus fameux « The Dolphins » et « Everybody’s Talkin' ». Cette dernière chanson fait le tour de la planète lorsqu’Harry Nilsson la reprend l’année suivante. Mais curieusement Fred Neil se laisse doucement glisser dans l’anonymat à partir de 1968, limitant son activité à quelques concerts pour ses proches… jusqu’à sa disparition en 2001 des suites d’un cancer.
HMS Donovan
Le gentil pacifiste, l’humaniste, se lance avec cet album dans une oeuvre étonnante dédiée au monde de l’enfance. Donovan s’accompagne pour l’essentiel seul à la guitare. Des mélodies simple, tranquilles, enfantines… d’une grande beauté pour les amateurs du genre.

