rhythm-n-blues
Issu du blues, le rhythm’n’blues en durcit le rythme et s’enrichit des connotations musicales du gospel.
Ray Charles en est le grand popularisateur à la fin des années 50.
Otis Blue/Otis Redding Sings Soul
Compositeur extrêmement fin et talentueux (« Respect », dans sa version originale ici, sera l’un des gros succès d’Aretha Franklin), Otis Redding se distingue aussi par ses reprises et adaptations. Il donne, par exemple, une fameuse version du « Satisfaction » des Rolling Stones.
His Band and the Street Choir
Après les ambitieux sommets artistiques que constituent « Astral Weeks » et « Moondance », Van Morrison revient à la simplicité et à ses premières sources, le rhythm-n-blues notamment, avec une musique plus musclée. Mais, dans son genre, « His Band and the Street Choir » est aussi un album d’une qualité exceptionnelle.
A Rose Is Still A Rose
On mesure ici tout le chemin parcouru depuis l’époque héroïque de la soul music… Mais le talent n’a pas d’âge et Aretha Franklin fait beaucoup mieux ici que soutenir la comparaison avec les Whitney Houston ou Mariah Carey, dont elle a bien évidemment été l’inspiratrice… Un album étonnement moderne, réalisé avec Puff Daddy et Lauryn Hill (Fugees).
The Soul of Ike and Tina Turner
Ike et Tiner Turner, dont la carrière débute dans les années 50, vont passer du rhythm-n-blues au rock sans difficulté et populariser la soul music tout à long des années soixante… Ceci est le premier album de celle qui est aujourd’hui la mamy la plus sexy du rock !
The Soul Album
Très prolifique en cette année 1966, Otis Redding sort trois albums ! Ses orchestrations de cuivres sont parfaites. Sa voix déchirante est défitivement l’une des plus belles des chanteurs américains. Entre blues, soul, rhthym’n’blues, une page de l’histoire s’écrit.
With a Little Help from My Friends
Steve Cropper, producteur et guitariste maison du label Stax, est une éminence des années 60 et 70. Il apparaît sur de multiples enregistrements, collabore avec Wilson Pickett et Otis Redding (on lui doit l’arrangement du fameux « (Sittin’ On) The Dock of the Bay »). Son jeu influence notamment les Stones et les Who… Quelques albums solo seulement, dont cet instrumental qui, sans être révolutionnaire, est plutôt bon dans son genre (soul).
Dance til Quarter to Three
Gary Arderson, renommé « U.S. Bonds » par le producteur Frank Guida, présente la caractéristique d’avoir aligné les tubes en 61/62 (« Quarter to Three » est n°1 aux Etats Unis) pour disparaître totalement pendant 20 ans, éclypsé dans son registre rock-n-roll/blues mâtiné de soul par des artistes comme Wilson Picket. Il fera son come back en 1981 seulement avec l’aide de Bruce Springsteen qui produira un très bon « Dedication ».
Take a Ride
Très largement oublié du grand public aujourd’hui, Mitch Ryder est pourtant un personnage clé de la scène de Detroit dès le milieu des années 60, précurseur et initiateur des MC5, Stooges, Grand Funk ou Bob Seger. Ses premiers disques sont très rock-n-roll et rhythm-n-blues. Il connaît plusieurs succès mondiaux.
Live at Fillmore West
King Curtis est le dernier grand saxophoniste ténor du rhythm-n-blues historique… Parallèlement à sa carrière solo, il est un accompagnateur attitré d’Aretha Franklin. Ce live impressionnant, avec Billy Preston à l’orgue, propose, outre ses deux titres les plus célèbres (« Memphis Soul Stew » et « Soul Serenade »), une reprise pleine de subtilité de « A Whiter Shade of Pale » de Procol Harum et une étonnante version jazz du « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin !… King Curtis meurt tragiquement, poignardé devant son domicile new yorkais, une semaine après l’enregistrement de ce concert.

