Rio, DURAN DURAN (1982) : le glamour de la new wave
En 1982, Duran Duran est en train de devenir l’un des groupes les plus populaires au monde. Simon Le Bon, Nick Rhodes, John Taylor, Roger Taylor et Andy Taylor – cinq jeunes hommes de Birmingham – ont développé une vision de la pop new wave qui intègre le glamour visuel, la production sophistiquée et des mélodies pop d’une efficacité redoutable. Rio, leur deuxième album sorti en mai 1982 chez EMI Records et produit par Colin Thurston, est leur chef-d’oeuvre – l’album qui contient leurs meilleures chansons dans leur version la plus accomplie.
Hungry Like the Wolf : l’urgence dans le glamour
« Hungry Like the Wolf » est l’une des chansons les plus marquantes du début des années quatre-vingt. Le riff de basse de John Taylor est immédiatement reconnaissable – un groove funk qui donne à la chanson son urgence physique – et Simon Le Bon chante avec une conviction et une présence qui font de lui l’un des frontmen les plus efficaces de sa génération.
Le clip de la chanson, tourné au Sri Lanka dans un contexte aventurier et exotique, est l’un des clips les plus emblématiques de l’ère MTV. Duran Duran a compris avant beaucoup de leurs contemporains l’importance de la dimension visuelle dans la promotion de la musique populaire.
Save a Prayer : la beauté mélancolique
« Save a Prayer » est la face plus douce et plus mélancolique du groupe. Construite sur des synthétiseurs atmosphériques et une mélodie de Le Bon d’une beauté délicate, c’est une chanson qui montre que Duran Duran peut aller bien au-delà du pop clinquant qu’on leur associe parfois.
Nick Rhodes et la production sonore
Nick Rhodes est le claviériste et co-producteur du groupe, et son apport à la sonorité de Rio est décisif. Sa façon d’utiliser les synthétiseurs – Oberheim, Sequential Circuits, Prophet-5 – pour créer des textures sonores riches et caractéristiques donne à l’album sa couleur immédiatement reconnaissable.
John Taylor : le bassiste du glamour
John Taylor est l’un des bassistes pop les plus musicaux de sa génération. Sa basse funk-pop sur Rio est omniprésente et toujours au service des chansons, créant le groove sur lequel les autres éléments peuvent s’appuyer.
Rio est un album qui a parfaitement capturé l’esthétique de son époque tout en ayant une qualité musicale suffisante pour dépasser cette époque.
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