Diana, Diana ROSS (1980) : la rencontre du siecle
En 1980, Diana Ross prend la décision artistique la plus audacieuse de sa carrière solo : elle confie la production de son album à Nile Rodgers et Bernard Edwards, le duo qui est derrière Chic et qui vient de révolutionner la musique de danse avec « Le Freak » et « Good Times ». Le résultat – Diana, sorti en juillet 1980 chez Motown Records – est l’un des meilleurs albums de pop et de funk de toute l’histoire de la musique populaire américaine. La rencontre entre la reine de la Motown et les architectes du groove new-yorkais produit quelque chose de magique.
Nile Rodgers et Bernard Edwards : les architectes du groove
Nile Rodgers a développé une technique rythmique à la guitare qui est parmi les plus distinctives de toute l’histoire de la guitare pop. Son « chucking » – façon de jouer des accords en sourdine avec une précision rythmique absolue – donne à chaque chanson qu’il produit une signature instantanément reconnaissable. Bernard Edwards à la basse joue avec une musicalité et un groove qui ont défini le son de la fin des années soixante-dix.
Ensemble, ils ont une capacité unique à créer des chansons qui sont à la fois dansantes et structurellement sophistiquées, accessibles et riches musicalement. Cette dualité est ce qu’ils apportent à Diana.
Upside Down : la perfection pop
« Upside Down » atteint la première place dans de nombreux pays et devient l’un des singles les plus vendus de l’année 1980. La ligne de basse d’Edwards est irrésistible, le rythme de guitare de Rodgers est parfait, et Diana Ross chante avec une légèreté et une joie qui révèlent une artiste libérée des contraintes habituelles de ses productions Motown.
La chanson dit quelque chose de simple et d’universel – le désarroi amoureux, la façon dont quelqu’un peut retourner votre monde – avec une grâce musicale qui fait qu’on ne peut pas ne pas se mettre à danser.
I’m Coming Out : la déclaration joyeuse
« I’m Coming Out » est l’une des chansons les plus mémorables de l’album. L’idée de Rodgers – avoir choisi Diana Ross pour chanter ce titre après avoir observé le public gay qui s’identifiait à elle dans les clubs – révèle sa sensibilité et sa compréhension de la façon dont la musique populaire peut servir de langage à des communautés qui cherchent des formes d’expression et de celebration.
La voix de Diana Ross retrouvée
Diana Ross n’a jamais aussi bien chanté que sur Diana. Le contexte musical que Rodgers et Edwards créent lui permet d’exprimer des nuances et une légèreté que ses productions Motown n’exploitaient pas toujours. Elle semble s’amuser, être présente dans chaque note sans effort, et cette présence heureuse se transmet directement à l’auditeur.
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